Expositions 

Ici et là bas...
Fugue mélancolique

Stéphane Mahé

Chloé Malard

Marie Madeleine Vitrolles

Béatrice Bruneteau

du 06 au 30 décembre 2021

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Parfois, l’objectif tient lieu de kaléidoscope fantasque et le photographe se confronte à la couleur ; exercice délicat s’il en est puisqu’il dépend d’une fragile mais capricieuse chorégraphie d’ombres et de lumières. Le fugace le dispute à l’éphémère ; le furtif se joue de l’instant décisif.

« Il ne faut pas approcher de la couleur comme on entre dans un moulin, (…) il faut une sévère préparation pour être digne d’elle », avertit sentencieux le fauve Matisse tandis que le peintre James Ensor, plus trivial, rapportait une étrange querelle de voisinage : « Mesdames les couleurs mal placées se disputent à outrance, en voisines terribles, difficiles. La guerre interminable des deux roses dure encore. Mademoiselle Vermillon pousse au noir devant Madame Blanc d’argent, Madame Laque de Chine se fâche tout rouge devant Monsieur Bleu Destrée, Monsieur de Cadmium pousse au canari quand Mademoiselle Bitume coule de source. Pour un rien, MM. les Verts se grisent ou passent au bleu. Madame Rouge anglais et Monsieur du Carmin neutralisent leurs essences. Comment diriger ce beau monde rebelle ? ».

Question essentielle pour le photographe, qui, à la différence du peintre, ne peut jouer avec les pigments sortants de ses tubes de couleurs. Sa palette, c’est le monde, et l’appareil photo devient l’œil au bout des doigts. On imagine aisément les couleurs en bikers rebels faisant vrombir leurs contrastes en tentant d’échapper - en nobles fugitifs - au shérif photographe sur des routes poussiéreuses ; ou bien en accords dissonants mais néanmoins mélodieux défiant malicieusement le chef d’orchestre ; en d’exotiques papillons fuyant narquois l’entomologiste et son filet. Alors, dans cette profusion, comment éviter la cacophonie chromatique ? Il s’agit de trouver un talentueux architecte en la personne de Stéphane Mahé

 

Construites comme autant de petits théâtres précaires, parfois surréalistes, toujours poétiques. Cette tension de l’image a très bien été identifiée par Garry Winogrand : « chaque photographie est le lieu d’un conflit entre la forme et le fond ; l’un menace toujours de recouvrir le second ». L’équilibre est toujours précaire ; la géométrie chancelante. Et si la couleur se méritait ? Stéphane Mahé en fait la démonstration avec une série en clair-obscur, teintée de mystère, où le photographe nous entraîne dans un dédale d’escaliers. Plongé dans un réalisme magique, on se met à penser à Lewis Carroll. Va-t-on croiser Alice ? Délicat, le photographe nous laisse à nos songes éveillés alors que le regard ne cesse de filer, par une fenêtre, par une porte, autant d’échappées vers la lumière… Vers un ailleurs: "Somewhere"  où l’errance apparaît comme une quête photographique.

 

Mais Stéphane n'est pas le seul à savoir manier la couleur. Les paysages de Chloé Malard invitent au rêve.

Tout est suggéré, dans un effet brumeux évoquant un songe ou un souvenir. Parfois un élément peut être légèrement souligné pour laisser l’œil s’y arrêter avant de repartir pour suivre le mouvement du tableau.

La ligne au feutre et les grands coups de pinceau brosse s’entremêlent, formant une matière complexe et abstraite. Le feutre vient souligner, préciser, former un réseau graphique pendant que le pinceau crée douceur et mouvement. Les deux dialoguent et rythment le tableau. Ici l’Homme est toujours présent mais noyé dans les éléments, devenant partie intégrante du paysage. Il n’est que matière parmi la matière. Fugueur dans une nature qui l’emporte.

 

Mettant en scène ses œuvres, Marie Madeleine Vitrolles crée de véritables compositions sculptées, dynamiques, teintées d’humour et de tendresse — où le travail de la matière rejoint la matérialité des corps — qui campent un univers se conjuguant irrémédiablement au féminin, donnant par là même raison à la célèbre maxime d’Aragon : « L’avenir de l’homme est la femme ». Une femme libre, frondeuse et sensuelle, infiniment consciente de son pouvoir de séduction. Une femme… une flamme.

Dans Mon Coeur J'ai Regardé...
Une Odyssée Intime

LiLiROZE

Nicholas Coss

Cecil B

Françoise Hillemand

du 09 Septembre au 03 Octobre

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Trois femmes, un homme : quatre visions du corps comme un écho familier. Photographies et peintures se mêlent pour évoquer un seul sujet.  Les corps se dévoilent, se dissimulent, ils dansent, ils se devinent. Beauté lisse ou brute, ils fascinent. Notre regard ne peut quitter ces courbes qui s’enchevêtrent, ces lignes qui virevoltent.

Ces quatre artistes ensorcellent par leur travail et leur talent.

Ainsi, entre peinture et photographie le travail de LiLiROZE est pure séduction et sensualité. On ne peut détourner les yeux de ces beautés et de leurs univers feutrés dans lequel on se sent spectateur invité et où l’on rentre sur la pointe des pieds. Cette photographe de grand talent nous fait l’honneur de nous réserver sa toute dernière série « abîmes ». Elle y évoque une Odyssée intime, une introspection. Le corps s’oublie, se perd dans les rêves, se fond dans un paysage imaginaire avec délectation avant de rouvrir les yeux et de retrouver sa réalité poétique.

 

Nicholas Coss vous fascinera avec ses portraits de femmes. Vous ne pourrez détourner les yeux de leurs regards saisissants et serez séduits par la présence et la puissance de ses oeuvres. Au fusain et à l'acrylique, il donne corps sur papier à ses modèles. Il les travaille encore et encore afin de rendre le geste juste, la grâce de l’instant. Tandis que les tons ocres et bleutés vous enveloppent de leur chaleur. Un grand artiste à n’en pas douter.

La photographe belge Cecil B n’a qu’un seul modèle : elle-même. Dans ses autoportraits elle exprime ses humeurs, ses désirs. Elle se dévoile, se met à nu devant son objectif. Elle révèle ses failles, sa fragilité avec talent et poésie. La personne s’estompe, il n’y a plus qu’émotions et sensations. Son corps devient un territoire d’expérimentation entre jeux photographiques et messages silencieux.

 

Enfin, Françoise Hillemand partage ici sa série « des corps émouvants ». Immobiles, précieux - parfaits, ces corps s'animent. Leur peau est lisse, la matière, vibrante. Ils sont liberté et sensualité. Sous un voile de rêves, ils s'enlacent et s'étreignent fébrilement tandis que l'on entrevoit leur âme au détour d'un baiser.

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Ecume d'été, A l'ombre des souvenirs
Béatrice Bruneteau
Patrick Braoudé
Alain Guillemaud
Françoise Hillemand
du 12/06/2019 au 20/07/2019

Nous sommes heureux et fiers d'accueillir les photographes Patrick Braoudé, Alain Guillemaud  et Françoise Hillemand accompagnés par la céramiste Béatrice Bruneteau qui dévoile ici une vision personnelles et différentes de leurs Paradis Perdus.

Patrick Braoudé nous emmène dans sa Normandie. Sa vision de cette région qu’il aime est unique entre photographie et tableau. Il nous peint des scènes uniques et toujours teintées de poésie et d’humour.

Les Polaroids de Alain Guillemaud nous emportent dans un monde rêvé, plein de douceur et de nostalgie. Les souvenirs se pressent sous notre regard tandis que nos émotions bousculent nos humeurs.

Artiste enthousiaste à la curiosité insatiable, Françoise Hillemand n’hésite  pas à oublier  la réalité. L’image devient alors rêve, mouvement, matière vibrante, toile abstraite ou encore calligraphie …

A travers son œuvre, elle nous offre  une vérité « sa vérité » tandis que  celui qui regarde  ne reste pas indifférent.

Béatrice Bruneteau puise en premier lieu son inspiration dans l’immensité de la nature et la diversité du monde minéral, pour donner naissance à des formes à la géométrie imparfaite riches de textures et de hasards.  « Les Penseurs » encouragent le rêve et l’imaginaire, et nous incitent à un retour vers ce que nous sommes.

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La Couleur de nos Rêves, La matière pour Horizon
Marie Madeleine Vitrolles
Muriel Dorembus
Veronika Tumova
Antonio Domingues
du 13/03/2019 au 20/04/2019
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Mettant en scène ses œuvres, Marie Madeleine Vitrolles crée de véritables compositions sculptées, dynamiques, teintées d’humour et de tendresse - où le travail de la matière rejoint la matérialité des corps - qui campent un univers se conjuguant irrémédiablement au féminin, donnant par là même raison à la célèbre maxime d’Aragon : «  L'avenir de l'homme est la femme ». Une femme libre, frondeuse et sensuelle, infiniment consciente de son pouvoir de séduction. Une femme…une flamme.

Les œuvres de Muriel Dorembus débusquent nos rêves d’horizons lointains. Ses paysages désertés aux couleurs sourdes et douces réveillent en nous un désir de poésie et de douceur. La terre nous parle de manière sourde, discrète et lancinante. Elle chante de sa voix rauque et minérale et trouve en nous en écho oublié, celui d’un monde intérieur à redécouvrir.

Les photographies de Veronika Tumova nous emportent dans un monde où le rêve est roi. Les femmes, toujours présentes dans ses œuvres, sont comme des nymphes qui nous invitent dans une danse endiablée, dans un tourbillon de couleurs et d’émoi. Elles nous prennent par la main et nous emportent dans un univers poétique et fantastique.

Le talentueux Antonio Domingues embrase nos rêves de noirs incandescents brasiers qui réveillent en nous une mélancolie primitive. La densité tellurique du noir fait alors vibrer l’innocence du blanc ; les gris parfois tendres, parfois rudes et minéraux engloutissent les formes, les silhouettes. Ces théâtres d’ombres repoussent à jamais les frontières du présent pour pétrifier l’instant et s’en faire l’écho pour l’éternité. Les travaux remarquables, tout en introspection, de notre artiste interrogent ainsi notre mémoire, nos rêves, nos souvenirs pour tendre vers l’universel.

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